Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 01:21

"Lumière sur Les Hommes de l'Ombre", un webdoc à propos de la série de France 2, que j'ai réalisé pour Le Village. Suite à la diffusion des deux premiers épisodes (que l'on peut rattraper sur Pluzz), le premier volet est disponible. Cliquez sur l'image pour y accéder.

 

 

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 15:48

Le 17 février prochain, sort aux éditions Les moutons électriques le livre «Génériques!» qui, comme son nom l’indique fort bien, s’intéresse exclusivement aux génériques de nos séries (américaines) préférées.

generiques.jpg On doit cet ouvrage à l’excellent Eric Vérat, journaliste et scénariste. Je me souviens encore avec bonheur de ses articles sur «X-Files» pour L’Ecran Fantastique – et surtout de la spectaculaire chute de qualité de la couverture de la série par ce magazine quand il a cessé d’y être impliqué. Il est aussi à l’origine, avec son complice Benoît Lagane, des formidables émissions de France Culture consacrées aux séries : «Séries télé: l’Amérique en 24 épisodes», «Séries télé: le monde en 25 épisodes», sans oublier «Séries télé, chroniques sur canapé» diffusée l’été dernier.

Bref, j’aime beaucoup le travail d’Eric Vérat. ‘‘Mais quand même,’’ pourriez-vous me demander, ‘‘un livre entier rien que sur les génériques ?’’. Eh bien oui! Et cela fonctionne, parce que le générique est une formidable ouverture vers la série elle-même, vers l’industrie qui la fabrique aussi. Rapidement, «Génériques!» commence par exposer cette différence cruciale: là où nous n’avons qu’un mot, ce très générique ‘Générique’, les anglo-saxons en alignent plusieurs, dont aucun ne désigne tout à fait la même chose: main title, opening title sequence, opening credits...


Eric Vérat s’intéresse à tout cela, et donc à une multitude de sujets. Il décrypte les séquences génériques en elle-même, leur histoire et la manière dont elles reflètent l’évolution de la télévision en général, et des séries en particulier, depuis les années 50. Il définit des grands genres, du générique de personnage au générique d’ambiance, et la manière dont ces genres s’hybrident – par exemple dans le cas de «Friday Night Lights», qui tient à la fois de ces deux catégories. Il lève le voile sur les compagnies et les grands noms de la création de générique, très peu connus non seulement du grand public, mais même des passionnés eux-mêmes. Il raconte comment la publicité qui grignote sur le temps de fiction a provoqué l’apparition des génériques courts en vogue actuellement sur les Networks, tandis que le câble s’aventure dans des constructions de plus en plus complexes.

Les crédits, et surtout la manière – ordre, durée et moment de l’affichage – dont ils apparaissent est aussi riche d’enseignement sur les luttes de pouvoir qui se jouent en coulisse. «Génériques!» décrypte donc ce qui se cache derrière ces nuées de producer qui apparaissent en début d’épisode. Le générique et ses normes est donc un bon moyen de décoder l’industrie qui produit les séries.

Bref : les angles ne manquent pas, et suffisent largement à nourrir ces 125 pages, auxquelles s’ajoute un cahier qui passe en revue quelques-uns des plus importants génériques de série de la télévision américaine (de «Dallas» à «CSI», de «Hill Street Blues» à «House», en passant par «Les Sopranos» et «The Wire»).

Pour des raisons de cohérence, et justement parce que derrière les génériques se cache une industrie dont il décrypte les fonctionnements, Eric Vérat s’intéresse quasi-exclusivement à l’exemple américain. Mais sa réflexion --  une bonne série a-t-elle forcément un bon générique? Un bon générique peut-il habiller une mauvaise série? -- le pousse quand même à constater le retard français dans ce domaine qui, évidemment, va de pair avec le retard de nos séries. Dans l’amas de séquences génériques bâclées et approximatives qui ouvrent la plupart des séries françaises, peu de réussites surnagent en effet. Une seule, il me semble, se hisse au niveau des standards anglo-saxons, dans sa manière de suggérer subtilement ce vers quoi la série va glisser au fil de ses six épisodes: celle qui ouvre la série «Les Oubliées» créée par Hervé Hadmar.

 

 

 

 

«Génériques!»

De Eric Vérat.

Les Moutons électriques. 17 février. 19€

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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 22:08

Mercredi 25 janvier, Les Hommes de l’Ombre feront leur apparition sur France 2. Il s’agit d’un thriller politique en six épisodes, créé par Dan Franck, Frédéric Tellier, Charline de Lépine et Emmanuel Daucé. On y suit une campagne Présidentielle anticipée qui fait suite à la mort du Président en exercice lors d’un attentat.

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La campagne Présidentielle commence mercredi 25 janvier à 20h35. Mais celle-ci sera de fiction. Si le Président de la République meurt en exercice, la Constitution impose d’organiser de nouvelles élections dans les trente-cinq jours. Lorsque le Président est tué dans un attentat, une telle campagne rapide et brutale, s’enclenche. Nous la suivons depuis le point de vue des hommes de l’ombre, les conseillers en communication, ou spin-doctor, qui façonnent l’image des candidats.

Simon Kapita, incarné par Bruno Wolkowitch, a fait élire le Président deux ans plus tôt avant de quitter la France pour travailler à l’ONU. Le Président était son ami. Il tient à la préservation de son héritage. Il voit d’un mauvais œil la volonté du Premier Ministre Deleuvre (Philippe Magnan), un homme qu’il déteste et qui joue sur les circonstances pour nourrir l’émotion qui secoue le pays et en tirer profit, de se présenter en candidat naturel pour prendre la succession. Kapita décide de chercher un candidat à lui opposer et se fixe sur Anne Visage (Nathalie Baye), la Secrétaire d’État aux Affaires Sociales. Il ignore que l’homme qu’il a formé et à qui il a revendu sa boite de communication, Ludovic Desmeuze (Grégory Fitoussi) a choisi de le trahir et de défendre son adversaire...

Découvrez les premières images des Hommes de l’Ombre dans la bande-annonce de la série:

 

 



Deux extraits issus des premiers épisodes ont également été dévoilés. Découvrez-les dans cette deuxième vidéo :

 

 

Au fil de sa diffusion, la série fera l’objet d’un traitement exceptionnel au Village via les documents Grand Format. Chaque soir pendant trois semaines, après la diffusion des épisodes, nous chercherons à mettre Les Hommes de l’Ombre en lumière:

 

 

 

 

D’ici à la diffusion des six épisodes, retrouvez mon reportage sur le tournage, publié à la rentrée dernière au Village:
ÇA TOURNE ! – La politique vue par «Les Hommes de l’Ombre».

Ou notre critique:

AVANT-PREMIERE — Les Hommes de l’Ombre, saison 1.

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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 02:22

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Comme tout le monde, j’ai vu et apprécié «Urgences», une des nombreuses grandes séries des années 90. Essentiellement sur France 2 même si, les dernières années, j’étais passé à des méthodes que la morale réprouve. J’ai décroché quelque part vers la saison 12, je ne sais plus très bien.  Moins parce que je voulais arrêter que parce que cela a du correspondre à une période où c’était compliqué pour moi de télécharger, mais où j’avais déjà cessé de regarder la télé de façon traditionnelle.

Cependant, et contrairement à bon nombre de séries des années 90 que j’aimais beaucoup, je n’avais vu «Urgences» qu’une seule fois. Je n’ai jamais cédé aux sirènes de la moindre redif’ des premières saisons, parce que j’ai privilégié d’autres séries, et aussi parce que c’était une série dont j’estimais qu’elle avait ses hauts et ses bas. Je me rappelle que j’avais été vraiment déçu dès la deuxième saison, par exemple, la trouvant vraiment très en-dessous de la première.

L’envie de m’y replonger me trottait la tête depuis un moment, en partie parce que je n’ai jamais vu la dernière saison, ni même simplement le dernier épisode, et que j’avais envie de réparer ça. Il s’agissait aussi, quelque part, de vérifier le sentiment que «c’était mieux avant», en tout cas pour ceux qui aiment une télé qui parvient à concilier l’exigence, la qualité, et l’ouverture à un large public. J’ai un vrai problème avec la télé high art actuelle, celle où les élites parlent aux élites en se regardant le nombril. Même si elle n’est pas parfaite, «ER» me semble encore plus attrayante dans le contexte d’aujourd’hui.
J’ai donc cédé cet été, grâce à la magie de l’import, précisons-le au passage. La saison 1 est, à l’instant où j’écris ces lignes, à 26€12 sur Amazon.fr, à 25€99 sur iTunes – voire 40€99 si on a envie de profiter d’une version HD. Pendant ce temps-là, toutes les saisons sont entre 8 et 9 Livres sur le Amazon britannique. Le choix est vite fait.

 

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La distribution de la première saison

 

Ma deuxième plongée dans «ER» me confirme vite qu’il s’agit d’une grande série. Le Pilote, remarquable, donne le ton d’une première saison vraiment incroyable, aux situations fortes et crédibles, aux personnages bouleversants d’humanité.
Et c’est agréable de revoir le tout en 16/9e – la série a été filmée dans ce format dès le pilote tourné au printemps 1994 – et en version originale (même si je garde de bons souvenirs d’une VF soignée). La série était tournée dans un décor hyperréaliste, avec des plafonds, et sa réalisation privilégiant les plans séquences conduisait à ce que le plateau soit éclairé de façon uniforme de sorte que l’on voit toujours ce qu’il se passe sans qu’il y ait d’ombres disgracieuses. Ce n’est donc pas la photographie la plus sublime jamais vue sur un écran de télé, mais elle a aussi quelque chose d’un peu intemporel – sans compter qu’une grosse partie de la télé française est éclairée comme ça en 2011. Pour un programme qui a 17 ans d’âge, je trouve qu’il a remarquablement bien vieilli. En outre, la qualité des lumières s’améliore assez vite au fil des saisons pour atteindre rapidement une qualité contemporaine.

Mais au fil de ce visionnage grosso modo 15 ans après le premier (la série étant arrivée avec deux ans de décalage sur France 2) je mesure aussi la part de ce que j’avais oublié. Au-delà des impressions générales, et de quelques images iconiques (les adieux entre Mark et Susan sur un quai de Chicago sont mon souvenir le plus clair, avec les déboires de Susan avec sa sœur et l’épisode ou George Clooney se débattait dans un torrent) j’ai oublié une grosse part des intrigues et des événements, surtout au début. Cela rend les choses d’autant plus agréables à suivre et je mesure que la série n’a rien perdu de son addictivité. J’ai commencé fin juillet, et en cette fin novembre, je viens de terminer la saison 7. C'est-à-dire grosso modo le milieu de la série et un point important de  son histoire, ce qui vaut que je prenne le temps d’écrire ce bilan d’étape.

Certains de mes souvenirs se vérifient. Oui, la saison 2, son absence quasi-totale de cas médicaux mémorables (sauf à compter l’enfant que Doug sauve des eaux) et son soap opéra balourd (les problèmes de Doug avec son papa, pour commencer – Doug est un personnage formidable mais qu’il fallait manier avec précautions) est assez faible. Cela dit, la série se reprend assez rapidement par la suite.
Il y a aussi les choses dont je ne gardais qu’un souvenir ténu, comme la force et la subtilité de l’arc de Jeannie Boulet dans les saisons 3 et 4 (avant que son personnage ne soit inexplicablement oublié par les scénaristes). La qualité d’écriture, tant sur le plan des histoires que de la caractérisation et de l’évolution des personnages, est remarquable. «Urgences» est tout à la fois épique et intime, spectaculaire et sociale. Certains détails rares sont préservés des années. Par exemple, Carter a un type de fille: pendant des saisons, il n’est attiré que par des blondes, souvent plus âgées que lui. Je ne me souviens pas d’avoir vu cela souvent à la télévision, où la pression du temps est souvent trop importante. Ce trait de caractère disparait, comme pas mal d’autres choses, avec le début de la septième saison.

«Urgences» a été créée par Michael Crichton, ancien médecin, en ce sens que le Pilote est tourné d’après un script qu’il avait écrit des années plus tôt, dans l’espoir d’en faire un film de cinéma réalisé par Spielberg, et qu’il a simplement un peu raccourci pour le faire tenir dans un format télévisuel limité strictement à 90 minutes. Son implication dans la série elle-même est très faible, voire inexistante passé la première saison. John Wells est le premier showrunner de la série, qui dirige les trois premières saisons. Rien ne laisse deviner qu’il passe les reines à Lydia Woodward à partir de la quatrième. Présente depuis le tout début de la série, la scénariste est révélée par «Urgences», elle la dirige à merveille dans les saisons 4 à 6.
Je me souvenais de cette sixième saison comme la dernière saison ‘‘classique’’ que j’avais adoré – c’est le cas, notamment parce que le va et vient constant de personnages limite le soap à une quantité minimum, et que les deux grandes intrigues soap de la saison concernent les personnages essentiels de Greene et de Carter, et ont toutes les deux un rapport avec la médecine (c’est l’agonie du père de Mark, victime d’un Cancer, et l’addiction de Carter après son agression). Lydia Woodward quitte la série après la saison 6, et c’est clairement le départ le plus dramatique qu’ait connu «ER».

 

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La distribution au début de la saison 6

 

 

La baisse de qualité qui affecte la saison 7 est spectaculaire. D’une part, Jack Orman fait cette erreur horripilante qui consiste, pour un nouveau showrunner, à vouloir laisser sa marque et à changer des choses qui n’ont pas besoin de l’être. D’un coup, Carter saute sur des brunes et Weaver se met à flirter avec des filles, avant de se découvrir lesbienne au fil de la saison. Kovac, personnage formidable dans la sixième saison, subit une re-personnalisation totale: lui qui était doux et avait fait la paix avec son douloureux passé – cela se voyait à la façon dont il était heureux de montrer des photos de sa femme et d’un de ses enfants à Carol – est tout d’un coup un être instable et violent avec une plaie béante. Il tue un type à coups de poings dès le début de la saison.
Globalement, la dramaturgie devient incroyablement vulgaire et multiplie les rebondissements aberrants, gratuits et faciles. Dans les saisons précédentes, il y avait une à deux fois par saison un événement spectaculaire qui secouait les choses. Désormais, il peut facilement en survenir quatre dans le même épisode. L’épisode ‘‘The Dance We Do’’, écrit par Orman, est un calvaire insupportable. C’est dans cet épisode que Mark Greene découvre qu’il a une tumeur au cerveau, un arc symbole de tout ce qui ne va pas dans cette saison. A l’épisode 8, il découvre donc cette tumeur, fait une attaque spectaculaire, se voit confirmer par deux neurochirurgiens qu’elle est inopérable. Dans l’épisode 9, il rencontre un spécialiste à New York qui lui dit qu’en fait, on peut l’opérer. L’opération a lieu dans l’épisode 10, avec certaines complications. Mais dans l’épisode 12, il est déjà de retour au travail, avec un pansement sur la tête. N’importe quoi!
Heureusement, la deuxième moitié de la saison redescend un peu sur Terre, même si on reste loin de la subtilité et de la qualité qu’on associait à «Urgences» jusque-là. Sally Field, dans le rôle de la mère bipolaire d’Abby, est à peu près la seule réussite de la saison – et j’ai été frappé de voir que c’était la seule chose que je n’avais pas complètement oubliée! Mais cette année décidément noire a le mauvais goût de se finir sur une scène putassière autour de Mark Greene, très éloignée du personnage établi dans les saisons précédentes.

Comme quoi, on a eu beau parler beaucoup des départs d’acteurs, le plus important reste encore celui qui tient le stylo! Heureusement, Orman n’a fait que trois saisons à la tête de la série. Il me reste deux saisons de lui à (re)découvrir, histoire de voir si oui ou non il s’est racheté après ces premiers pas ratés. Je me souviens surtout qu’il y a d’excellents moments à venir après, notamment la saison 11 qui m’a laissé un très bon souvenir (et j’ai réalisé il y a quelques jours que la scénariste d’un épisode qui m’a incroyablement marqué, ‘‘Just as I am’’ [11.14] n’était autre que Lydia Woodward, revenue prêter main forte aux «Urgences» pendant deux saisons).

Il y a de fortes chances tout de même que mon voyage dans la deuxième moitié de la série soit moins plaisant, et donc rapide, que celui dans la première. Mais je reviendrais pour un bilan final une fois que j’aurais enfin terminé «ER» pour de bon!

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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 03:09

Voici un discours prononcé par l'acteur Wilson Cruz, qui a débuté à la télévision dans le rôle de Ricky dans My So-Called Life/Angela 15 ans, donné il y a quelques jours, à l'occasion du Out & Equal Workplace Summit qui se tenait à Dallas du 25 au 28 octobre 2011.

 

 

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Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 17:46

J’ai l’intention de trouver le temps de vous causer de Game of Thrones. Mais, en attendant, petit billet perso pour faire état de quelques citations récoltées à droite à gauche ces dernières semaines, dans des articles très intéressants dont je tenais donc à vous recommander la lecture.

L’exception culturelle française inexistante à la télévision ?
Un article de Manuel Raynaud pour Ouest-France.fr
Selon une étude du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) publiée le 12 octobre, la France est le seul pays où les meilleures audiences en fiction à la télévision sont surchargées par les séries américaines. En Angleterre, en Espagne, en Allemagne ou en Italie, la production nationale supplante celle de l’oncle Sam. (lire la suite)

L'homosexualité dans les séries : de la censure au cliché
Un article d’Amandine Prié sur Le Plus
Longtemps considérée comme une maladie, voire un crime, l'homosexualité a été aussi maltraitée dans les séries télé que dans la réalité. Au fil du temps, les choses ont bougé, mais ça n'a pas été sans mal. Amandine Prié revient sur les étapes parfois loufoques d'un traitement médiatique laborieux. (lire la suite)

Le Navet d'auteur, un concept français ?
Un article vraiment passionnant de Sachka sur son blog, et qui l’est d’autant plus qu’il s’intéresse à un Univers que je connais extrêmement mal, le jeu vidéo.
Le blog Playtime du journal Le Monde vient de publier une longue interview de Sébastien Genvo, maître de conférences à l’université de Metz et créateur d’un premier jeu vidéo intitulé Keys of a Game Space. Son objectif était de montrer qu’un jeu vidéo peut explorer des émotions subtiles, aborder des sujets douloureux, et faire expérimenter au joueur un engagement par le choix dans des situations difficiles, en le mettant dans la peau d’une personne confrontée à un dilemme moral. Dans son interview Genvo laisse entendre que le jeu vidéo n’y est jusqu’ici pas parvenu, ou ne s’y est que très peu intéressé, à part pour quelques œuvres « marginales » comme Ico ou Passage : « Il est rare de pleurer devant un jeu vidéo, ou de ressentir de la tristesse. » dit-il. (lire la suite)

 

 

 

Pour tout vous dire, de mon côté les dernières nouvelles sont plutôt très bonnes, un producteur venant de confirmer son achat d’option sur un projet de série que j’ai initié, aujourd’hui développé avec un co-scénariste. Cette fois, l’aventure commence vraiment !...

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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 00:13

Chris Carter bientôt de retour à la télé? C’est possible! The X-Files s’est arrêtée en 2002, mettant fin à dix années de travail extrêmement intense pendant lesquelles Chris Carter a produit quatre séries, dont trois dont il était le showrunner, soit 291 épisodes de télévision, plus un long-métrage.

 

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Avec The X-Files, MillenniuM et Harsh Realm, Chris Carter a créé trois Pilotes et autant de réussites artistiques incontestables. Trois séries fantastiques de haute qualité, qui ont abondamment servi d’inspiration à d’autres créateurs – de CSI à Buffy en passant par Fringe, leurs descendants sont nombreux. Et X-Files a été un phénomène mondial sans précédent.
Chris carter a aussi révélé de nombreux talents : Frank Spotnitz, John Shiban ou Vince Gilligan n’avaient jamais écrit de scénario pour la télévision avant X-Files, et sont désormais des producteurs exécutifs reconnus. Vince Gilligan est l’auteur de Breaking Bad, qui dispute à Mad Men les honneurs de meilleure série du moment, selon la critique.

Après 2002, Chris Carter s’est mis au vert même si, comme le précise Hollywood Reporter, il était extrêmement demandé. Il a consacré plusieurs années à voyager autour du monde et à faire du surf, sa passion de jeunesse mise de côté pendant les années 90, laissant expirer le contrat de développement qui le liait au département télévision du Studio Fox, avec lequel les relations étaient devenues très conflictuelles les dernières années.
En 2008 il a écrit et réalisé le film X-Files: I Want to Believe, alliance du crépusculaire et du romantique. La même année, à l’écart de tout studio, il tourne Fencewalker, un long-métrage indépendant qu’il a entièrement financé lui-même. Ses acteurs l'ont décrit comme une "création très personnelle", une expérimentation d'auteur au sens européen, qui n’a encore jamais été montrée à ce jour.

Aujourd’hui, après un ressourcement créatif plutôt censé, quand d'autres scénaristes star des années 90 tel que David E Kelley ont continué à produire au risque de l'assèchement, Chris Carter reprend le chemin de la télévision.

Il est à l’origine du projet Unique, un thriller policier avec un élément fantastique (une description générale qui pourrait correspondre tant à X-Files qu’à MillenniuM) et dont le personnage principal sera féminin.
Pour ce projet, Chris Carter est associé au studio MRC (Media Rights capital) qui recherche à développer des projets ciné et télé avec des créateurs de la ‘‘A-list’’, l’élite hollywoodienne. C’est MRC qui a vendu à Netflix, avec un engagement pour deux saisons complètes, la série de David Fincher House of Cards, avec Kevin Spacey dans le rôle-titre.

De manière similaire, MRC espère vendre directement au moins une saison de Unique, sans passer par la case Pilote. L’idée de Unique trainerait dans la tête de Chris Carter depuis quelques temps, il l’a proposée à MRC plus tôt cette année. Le projet sera pitché aux diffuseurs potentiels prochainement. Chris Carter doit en être le producteur exécutif, et le scénariste et réalisateur du premier épisode.

L’information a été révélée par Hollywood Reporter et complétée par Deadline. Dans un paysage audiovisuel américain ou le fantastique de qualité a quasi-déserté les écrans - à l'exception, peut-être d'un épisode sur deux de Fringe - il ne peut s'agir que d'une bonne nouvelle.

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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 12:14

Si vous êtes passionné par les séries américaines et par leurs scénaristes, si vous êtes désireux de percer les mystères de ces fameuses ‘‘writing room’’ qui inventent les histoires et les personnages qui passionnent une bonne partie du monde au rythme de 13 à 22 épisodes par an, le podcast Writers Panel, de Nerdist, est fait pour vous.

 

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Dan Harmon, Damon Lindelof, Jane Espenson, Josh Friedman

 

Writers Panel a été créé par Ben Blacker, jeune scénariste qui vient d’intégrer l’équipe de la série fantastique Supernatural pour sa septième saison. A chaque numéro (huit panels d’environ 90 minutes sont disponibles à ce jour), il reçoit un groupe de scénaristes professionnels en activité, à qui il fait raconter la manière dont s’est déroulé leur carrière, leur vision de leur métier et les rapports avec les agents, les showrunners, les chaînes et les studios.

Ces podcasts sont enregistrés à Los Angeles en public, et celui-ci semble majoritairement composé d’aspirants scénaristes. Ce qui aide sans doute à rendre la parole libre et sans (trop de) langue de bois, les scénaristes n’hésitant pas à évoquer les mauvaises expériences en même temps que les bonnes.

Damon Lindelof (Lost), Jane Espenson (Buffy, Torchwood Miracle Day), David Fury (Buffy, Lost, 24), Jeff Greenstein (Friends, Desperate Housewives), Dan Harmon (Community) ou Josh Friedman (Terminator TSCC) font partie des plus de 25 scénaristes déjà interrogés à ce jour.
Evidemment, il faut un bon niveau d’anglais pour suivre. Si c’est votre cas, c’est plus que chaudement recommandé: ces panels sont absolument passionnants!

Les podcasts sont disponibles en ligne sur Nerdist. Vous pouvez également vous abonner sur iTunes.

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